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MOKHTAR Mouna

Doctorante (Linguistique) [2015]
mouna.mokhtar3@gmail.com

Directeur de thèse : Georges-Jean Pinault (EPHE), France
Co-directeur de thèse : Alfonso Campisi (FLAHM), Tunisie
École doctorale : ED 472, EPHE
Titre de la thèse : Recherches sur les formations de l’infinitif en sanskrit et en latin

Résumé du projet de thèse

Objectifs
La présente recherche si situe dans le cadre de la linguistique historique. Elle est consacrée à l’étude de l’infinitif, catégorie grammaticale caractéristique de la famille linguistique indo-européenne. L’infinitif peut être défini comme un nom verbal, qui est plus ou moins intégré à la conjugaison du verbe selon les langues. De plus, les formes d’infinitif remontent normalement à des formes casuelles figées de noms verbaux. L’infinitif se trouve donc au croisement de l’opposition verbo-nominale. L’étude du processus évolutif des formations de l’infinitif nous amène d’une manière inéluctable à nous confronter à des problèmes concernant sa distinction catégoriale.
Ce projet visant à obtenir des résultats comparables s’attache à étudier l’infinitif et en particulier ses diverses formations attestées dans deux langues qui sont parmi les plus anciennes de la famille indoeuropéenne : le sanskrit et le latin. Le choix de cette paire de langues n’était pas aléatoire, mais en revanche, il était motivé par le contraste fort en ce qui concerne les différentes formations qui caractérisent les formations d’infinitif de ces deux idiomes.
Dans cette thèse, on pourrait délimiter trois grandes parties thématiques : en suivant une approche théorique qui vise à observer l’infinitif en quelque sorte dans son développement, la première partie est une tentative de synthèse des diverses définitions de ce concept-clé qui sous-tend notre recherche. Elle est consacrée aussi à l’exposé des théories linguistiques qui ont été proposées pour expliquer la genèse de l’infinitif et de ses formes primitives non seulement dans les langues les plus archaïques de l’Europe, mais aussi dans le proto-indo-européen reconstruit. Grâce à cette étude philologique, on propose une représentation qui rattache l’infinitif « originel » plus au nom qu’au verbe.
La deuxième partie qui a une portée morphosyntaxique englobe trois chapitres : dans les deux premiers chapitres seront étudiées, de manière diachronique, les particularités des formations de l’infinitif en sanskrit et en latin. Le troisième chapitre, sera une mise en confrontation de ces caractéristiques qui nous en montre les affinités, nécessaires à la formulation de notre hypothèse de recherche sur l’origine casuelle commune de ces langues. Plus précisément, les différentes formations d’infinitif en latin peuvent être expliquées à la lumière des normes de la grammaire sanskrite.
La dernière partie thématique est représentée par le chapitre VI auquel on a donné une portée principalement sociolinguistique. Dans ce chapitre, il serait particulièrement intéressant d’observer le processus évolutif de l’infinitif sanskrit et latin en étendant le cercle des recherches aux langues néo-latines et néo-indiennes qui nous serviront de comparaison. Ils seront analysés et comparés les divers aspects évolutifs de l’infinitif en sanskrit et en latin à la lumière des facteurs sociolinguistiques qui ont porté à leur variation et leur évolution sans supprimer les traces de leur origine commune.

Titres et parcours scientifiques

Éducation et formation

  • 2016-2017 : inscription en deuxième année de thèse à la Manouba (Tunisie) et l’EPHE ;
  • 2015-2016 : inscription en première année de thèse intitulée « Recherches sur les formations de l’infinitif en sanskrit et en latin » et réalisée en cotutelle sous la direction de Georges-Jean Pinault (de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes) et Alfonso Campisi (de la Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de la Manouba) ; Novembre 2016 : stage de latin à l’EPHE ; Juin, juillet et Aout : stage à l’EPHE et recherches dans les bibliothèques parisiennes ;
  • 2014-2015 : Soutenance de mémoire de Master en linguistique historique et indoeuropéenne, intitulé « Le sanskrit : prototype commun des langues indo-européennes » sous la direction du professeur Alfonso Campisi, avec la mention très bien ;
  • 2010- 2011 : Licence en langue, littérature et civilisation italiennes, avec la mention très bien ;
  • 2007-2008 : diplôme de Baccalauréat, section sciences expérimentales, avec mention bien.

Compétences professionnelles

  • 2014-2016 : enseignante vacataire à l’Université de Gabès, au département d’italien :
    - Cours d’italien pour les débutants (à ISHM)
    - Grammaire et linguistique (à ISLG)
    - Traduction des textes italiens en arabe et en français (à ISLG)
  • 2013-2014 : enseignante vacataire à l’Institut supérieur des langues de Tozeur ; matières enseignées : grammaire italienne et traduction

Compétences personnelles

  • Langues
    - Langue maternelle : arabe (avancé)
    - Autres langues : italien (avancé) ; français (lu et parlé) ; anglais (intermédiaire) ; espagnol (lu)
    - Langue ancienne : sanskrit (débutante)

mis à jour le